Interconnexion en PEHD DN 180 équipée de la technologie ELIOT

Boitier ELIOT positionné sur la génératrice supérieure du tuyau

 

Depuis le 1 er juillet 2012, le géoréférencement de toutes les canalisations neuves est obligatoire. La règlementation impose de respecter une classe de précision (appelée classe A) de +/- 40 cm pour les canalisations dites rigides (Fonte, PVC, acier,…) et +/- 50 cm pour les canalisations dites souples (PEHD, câbles électriques, …).
Les contraintes de chantier (gêne, délai, obligations préfectorales,…)  ne permettent pas toujours d’effectuer cette opération dans de bonnes conditions (fouille ouverte), il est donc important d’utiliser la bonne méthode pour la réaliser fouille fermée.

 

Le chantier réalisé consistait à relier les communes de St-Michel de Llottes et Bouleternère dans le département 66. La canalisation en place était en fonte et le choix, pour la nouvelle conduite, s’est porté sur du polyéthylène (DN 180 PN 16).
En dehors de l’aspect économique, de nombreuses raisons techniques ont motivé le client dans ce choix de matériaux : absence de coudes malgré les virages (longueur totale du chantier 3,300km), manutention facilitée sur une route étroite, barres de 14m pour réduire le nombre de raccords électro-soudables.
Afin de rendre détectable le tuyau une fois enterré, l’entreprise de pose et le client final ont choisi d’installer un système de détection de canalisation nommé ELIOT. Cette technologie, sur base RFID, permet de localiser de manière précise (tolérance inférieure à 10cm dans les 3 axes) et d’identifier tout objet enterré.
Ce niveau de précision est atteignable quel que soit le type de sol ou l’environnement de pose.

Cette technologie va non seulement permettre de localiser l’ouvrage dans quelques années mais également de créer un plan de recollement en classe A, fouille fermée.
La norme NF-S 70-003 indique que si l’on souhaite utiliser un système de détection de canalisations pour effectuer le géoréférencement fouille fermée, celui-ci devra avoir un niveau de précision inférieur à 10 cm.

Un boitier ELIOT sera positionné tous les 15m.
La vitesse d’avancement de ce chantier était comprise entre 50m/jour et 100m/jour ; ce chantier devant être refermé tous les 30m (obligations préfectorales). Le géomètre aurait donc dû être présent de manière régulière sur le chantier pour lever, tranchée ouverte, la position exacte du tuyau. C’est-à-dire entre 30 et 40 jours de présence.
Problèmes potentiels : disponibilité de l’intervenant, sécurité, coût.

Le coût de la technologie ELIOT qui ne représente qu’environ que 0.5% du coût global du marché, est marginal au regard des avantages apportés. En effet, après avoir installé les boitiers sur la génératrice supérieure de la canalisation, le géomètre ne se déplacera qu’une seule journée en fin de chantier.
Il effectuera son opération de détection et viendra positionner son GPS sur le marquage au sol. La mesure exacte de la profondeur viendra compléter ses informations et pourra fournir un plan de recollement classe A à l’entreprise.
Les gains sont alors multiples : coûts du recollement (entre 25% et 40% d’économies), pas d’arrêts dans l’avancement du chantier, organisation facilitée pour le géomètre et l’entreprise.

 

Opération de détection réalisée à l’aide du détecteur ELIOT

 

Pour le client final, la mise en place de ce système de détection lui permet également de maitriser le positionnement de son réseau et de limiter les potentiels dommages aux ouvrages. ELIOT autorise également une gestion patrimoniale facilitée grâce aux informations stockées dans la puce.

 

Exemple d’extraction des points ELIOT et intégration dans un Système d'Information Géographique entre Bouleternère et ST-Michel de Llottes

Exemple d’extraction des points ELIOT et intégration dans un Système d’Information Géographique entre Bouleternère et ST-Michel de Llottes

 

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